Mercredi 1 avril 2009


Comme promis, après Big Buck Bunny, voici la seconde vidéo créée par la Blender Foundation. D'un style moins enfantin, cette fois l'ambiance est plus proche de l'univers de Benoît Sokal, pour ceux qui connaissent l'excellent jeu vidéo L'Amerzone, ou le magnifique Syberia.

Elephants Dream raconte l'histoire de deux étranges personnages explorant une gigantesque et dangereuse machine. Le plus vieux semble être une sorte de guide touristique. Il fait découvrir la machine à  Emo, son curieux mais sceptique protégé. Mais un doute subsiste : la machine a-t-elle révélé tous ses secrets ?
Par Raphaël Georges - Publié dans : Loisirs - Communauté : Grenoble
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Samedi 28 mars 2009

Pour me faire pardonner de ma longue absence de la blogosphère, je vous propose une petite série d'articles sur un sujet passionnant : la manipulation. Je m'appuierai sur l'excellent « Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens », de R-B Joule et J-L Beauvois. Peut-être connaissez-vous déjà ce livre ? Notamment grâce à l'article publié à son sujet sur le blog de Fanchon. Cet ouvrage passionnant et facile à lire nous livre en détail la manière de mettre en oeuvre les techniques découvertes par la science pour conduire les autres à faire ce qu'on souhaite les voir faire.


Un exemple d'amorçage : la technique du low-ball

Eustache souhaite faire l'acquisition d'un écran plat. Il se rend chez Boulanger pour faire son choix et s'arrête sur un écran à 1000 euros. Un vendeur s'approche alors : « Bonjour monsieur, vous souhaitez acheter cet écran plat ? C'est un très bon choix, mais permettez-moi de vous montrer, juste au cas où, notre promotion du moment : un bijou de technologie vendu pour seulement 1200 euros, accompagné d'enceintes home cinema d'une valeur de 500 euros. »

Eustache constate que l'écran de la promotion est plus petit que celui qu'il avait prévu d'acheter. Cependant, les enceintes offertes avec l'écran finissent par le convaincre. Le vendeur l'oriente alors vers les caisses pour effectuer l'achat.
Eustache demande à l'hôtesse qui lui fait remplir les papiers combien coûte la livraison car sa voiture est trop petite pour pouvoir transporter les enceintes. L'hôtesse prend alors un air embêté et lui explique qu'effectivement les enceintes étaient offertes avec l'écran, mais seulement pour les dix premiers acheteurs.
Eustache est déçu, il n'aura pas ses enceintes. L'hôtesse lui demande s'il veut tout de même être livré. « Non, ma voiture est assez grande. », dit-il, en signant son chèque de 1200 euros.

Lorsqu'on propose un accord comportant des inconvénients, la plupart des gens le refusent.
Cependant, si les mêmes inconvénients sont annoncés après la conclusion de l'accord, beaucoup moins de personnes le refusent. C'est l'effet Low-ball. (Cialdini et al., 1978)

Le principe de l'amorçage

1. Amener quelqu'un à prendre une décision en lui faisant miroiter des avantages fictifs ou en cachant tout ou partie des inconvénients (enceintes offertes avec la promotion spéciale) ;

2. Annoncer les vraies conséquences de la décision, en rétablissant la vérité pour que la personne puisse décider en toute liberté (les enceintes ne sont pas offertes).

3. La personne aura tendance à persévérer dans sa décision initiale, même si finalement d'autres choix paraissent plus avantageux (prendre l'écran plus petit à 1200 euros, plutôt que l'écran de meilleure qualité à 1000 euros).

Le piège de la décision

Comment se fait-il qu'Eustache ait finalement choisi l'achat le moins avantageux, et cela en ayant toutes les informations à disposition ? Eustache est-il un être fondamentalement irrationnel ? Non, à vrai dire chacun d'entre nous peut se retrouver dans la même situation.
En réalité, la décision d'Eustache était tout à fait rationnelle au départ. Avec les informations qu'il avait à disposition, Eustache a fait le meilleur choix. C'est le fait de ne pas revenir sur sa décision qui l'a conduit à un comportement moins avantageux. Parfois, il faut savoir revenir sur une décision.

Et vous, peut-être avez-vous déjà vu, ou vécu, une manipulation par amorçage ?
Par Raphaël GEORGES - Publié dans : Psychologie sociale - Communauté : Psycho / Psycha
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Samedi 21 mars 2009

Lire dans les pensées ? La science commence à en être capable. Science & Vie publie un dossier à ce sujet dans son numéro de mars 2009 (n°1098). Il s'agit de trois expériences réalisées grâce à l'imagerie à résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). Vous savez, c'est la machine qu'on voit quasiment dans chaque épisode de Docteur House. Elle sert à localiser quelles zones neuronales sont activées dans le cerveau. On obtient alors en temps réel une cartographie de l'activité cérébrale.
Jusqu'à maintenant, les chercheurs se contentaient d'observer comment réagissait le cerveau lorsqu'il était stimulé, s'il était confronté à tel ou tel type d'image ou de son par exemple. Or à présent la science ne se contente plus d'observer les réactions face à un stimulus, mais également de « lire » dans l'activité cérébrale, pour deviner ce que le sujet perçoit.

Dans la première expérience, Jack Gallant et son équipe ont commencé par identifier les caractéristiques cérébrales de 1750 images projetées chez des sujets sous IRMf, c'est à dire comment ces images étaient traduites en termes d'activation neuronale. En identifiant les points communs entre certaines images, ils ont ainsi construit un décodeur d'images, basé sur plus de 8000 filtres mathématiques, correspondant chacun à une caractéristique de l'image, par exemple sa dominante de couleur, la position des éléments qui la composent, etc.
Les chercheurs ont présenté aux sujets de nouvelles images. Leur activité neuronale a alors été analysée par le décodeur qui a réussi tout seul à retrouver, à partir de l'activité cérébrale des sujets, quelle image ils étaient en train de visionner parmi une collection de 120 images prédéterminées.

Dans une deuxième expérience, réalisée par l'équipe de Yukiyasu Kamitani, les chercheurs sont allés encore plus loin. Cette fois, il ne s'agissait plus de reconnaître parmi une collection d'images, laquelle était visionnée par les sujets, mais carrément de « reconstruire » l'image dans sa totalité, directement en analysant l'activité cérébrale des sujets sous IRMf. Le décodeur construit par l'équipe de chercheurs a ainsi permis de reproduire des formes géométriques et des lettres. Bien que ce décodeur ne fonctionne que pour des formes simples et fortement contrastées, l'exploit est remarquable.

Enfin, dans une troisième expérience, réalisée cette fois aux Pays-Bas par l'équipe d'Elia Formisano, les chercheurs se sont intéressés au décodage de la voix et des sons du discours. Le défi résidait dans le fait que la voix et les mots prononcés doivent être distingués dans l'activité cérébrale, pour pouvoir séparer le son produit du locuteur source. L'équipe a réussi ce défi, qui s'apparente à la création d'un logiciel de reconnaissance vocale, comme pour les ordinateurs, mais qui fonctionne directement à partir de l'activité cérébrale au lieu d'utiliser les sons.

Au delà de l'exploit réalisé, ces expériences rendent plus urgente encore la nécessité de trouver une réponse à la question de l'usage que nous allons faire de ces technologies qui permettent de lire dans les pensées. Quelles seront les limites fixées à l'exploration de l'esprit humain ? A l'heure où la justice américaine commence à utiliser l'IRMf comme nouveau détecteur de mensonge (voir Science & Vie n°1097 de février 2009), ces questions éthiques se posent et se font de plus en plus pressantes.
Par Raphaël GEORGES - Publié dans : Neurosciences - Communauté : Psycho / Psycha
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Dimanche 15 mars 2009


Big Buck Bunny est l'histoire d'un gros lapin joufflu. Emerveillé par la nature qui l'entoure, gentil et placide, on dirait un marshmallow. Pourtant, il ne faut pas l'énerver. Le jour où trois petits écureuils viles, fourbes et malveillants (si, si) viennent perturber son havre de paix, Big Buck Bunny devient rouge de colère... Il ne laissera pas passer ça.

Cette petite vidéo très courte et de grande qualité est le résultat du travail d'une équipe de la Blender Foundation. La Blender Foundation est une organisation indépendante, une association à but non lucratif qui met à disposition du contenu 3D gratuit et open source, ainsi que l'excellent logiciel de création graphique en 3D Blender.
Par Raphaël GEORGES - Publié dans : Infos/Insolite - Communauté : Grenoble
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Profil

Raphaël GEORGES

Domaine professionnel :
Consulting RH, psychologie et coaching

Localisation :
Grenoble, Isère (38)

Ils ne savaient pas que c'était impossible,
alors ils l'ont fait.

Mark Twain
 
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