- L'inférence arbitraire : Elle consiste à tirer des conclusions sans preuve. Par exemple, "la mère Michel ne m'a pas dit bonjour aujourd'hui : elle me déteste." Avec un peu plus d'investigations, peut-être que vous auriez remarqué que la mère Michel avait la tête ailleurs parce qu'elle avait perdu son chat.
- L'abstraction sélective : Elle consiste à se focaliser sur un seul détail, et à faire abstraction de la situation globale. Par exemple, vous allez acheter le nouveau Cillit Bang (sisi, vous savez : "Dites adieu à la saleté.") parce qu'il est deux en un et multi surfaces, alors il permet de remplacer plusieurs produits à lui tout seul. Mais peut-être qu'en réfléchissant un peu plus, vous remarquerez qu'un flacon de Cillit Bang coûte plus cher que la somme des produits qu'il remplace. Un autre exemple ? Lors de votre entretien annuel d'évaluation au boulot, votre chef vous félicite pour votre travail, pour votre assiduité, pour votre ponctualité, pour votre minutie, pour votre esprit d'initiative, pour votre autonomie, pour votre esprit d'équipe, etc. Et au milieu de tout ça, votre chef glisse un petit "peut mieux faire" à propos de votre capacité à défendre un dossier. Et bien l'abstraction sélective vous donnera l'impression que l'entretien n'était qu'un tas de reproches et qu'on ne respecte pas votre travail.
- La surgénéralisation : Elle consiste à étendre à toutes les situations possibles une expérience isolée. Par exemple, un samedi où vous voulez vous balader en forêt et que le temps n'est pas favorable : "Tous les week-ends il pleut."
- La maximalisation et la minimalisation : Elles consistent à attribuer une plus grande valeur à certains évènements, et à en minimiser d'autres. Par exemple, vous considérez que vous êtes mauvais en sport parce que vous surestimez votre incapacité à jouer au foot (ben oui, les pieds sont trop loin de la tête) et vous sous-estimez la valeur de vos excellentes performances en rollers. Tout ça parce que pour vous, le foot est plus un sport que le roller.
- La personnalisation : Elle consiste à surestimer son rôle dans les évènements. Classiquement, c'est le cas de ceux qui s'attribuent la réussite d'un projet qui était pourtant réalisé collectivement, ou des supporters de l'OM, ou du PSG après un soir de match : ON a gagné. Ce à quoi on pourrait répondre : "Ah oui et c'était pas trop difficile de courir sur le terrain avec ton écharpe bariolée, ta kro et ton paquet de chips ?"
- La pensée dichotomique : C'est un "tout ou rien". L'individu n'envisage pas les positions intermédiaires. Par exemple, "ceux qui ne sont pas avec moi sont contre moi." Ou alors, si vous n'avez pas réalisé totalement vos objectifs, vous considérez que vous avez échoué. Mais pensez-y sérieusement : vous avez vraiment l'impression que vous n'avez pas avancé du tout ?
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Il n’y a pas que les femmes qui portent des bijoux. Les hommes aussi : montres,
chevalières, bracelets, pendentifs, etc. Et c’est peut-être difficile à croire, mais un homme qui porte des bijoux choisis avec soin renvoie une image de virilité.
Le locus of control, ou LOC, est un concept très important en
psychologie sociale. Théorisé par Rotter en 1966, on peut le traduire par « locus de contrôle » ou « lieu de contrôle ». Le locus of control détermine où l’individu situe la cause de ses
performances ainsi que de l’enchaînement des évènements de sa vie. Le locus of control a un impact très important sur les choix de vie, la motivation et le bien-être.
Raphaël GEORGES