Comme le FBI et son équipe de profilers, la France s’est dotée d'un département des sciences du comportement. A la bourre par rapport aux autres pays occidentaux, la France a ses profilers depuis
seulement 2002.
Le QG des experts se trouve au fort de Rosny-Sous-Bois, en région parisienne. L’équipe est composée de sept membres : trois hommes ayant une solide expérience d’enquêteurs et quatre femmes, ayant
suivi une formation en psychologie et en droit. Ce sont elles les analystes du comportement.
Le département des sciences du comportement, comme aux Etats-Unis, enquête en général sur des crimes en série. Il s’agit la plupart du temps de meurtres, de viols, d’incendies ou
d’enlèvements.
Après s’être rendus sur la scène du crime et avoir examiné tous les éléments, les analystes cherchent à se mettre dans la peau du criminel et de sa victime. Pourquoi choisir cette victime ?
Pourquoi ce lieu, ce moment particulier ? Qu’a pu ressentir la victime ?… Une fois ces éléments déterminés, le profil de l’auteur du crime peut alors être établi. Le « portrait-robot
psychologique » est constitué de plusieurs informations plus ou moins précises : sexe, âge, milieu professionnel, antécédents psychiatriques et/ou judiciaires, etc.
Le département des sciences du comportement a déjà permis de résoudre plusieurs cas difficiles. Même si le profilage est une technique controversée, l’équipe a réussi à s’imposer au fil des
années par son efficacité, pour multiplier par quatre le nombre d’interventions annuelles depuis 2002.