Que celui qui veut mouvoir le monde se meuve d’abord lui-même. Socrate
On voit du coaching partout : à la télé, sur le web, dans les consoles de jeux vidéos, et même au dos des paquets de céréales. On voit du coaching sur tous les sujets : sport, travail, santé,
diététique, cerveau, séduction, sexe, etc. Depuis quelques temps, on ne peut plus y échapper.
De ce point de vue, le coaching ressemble à une nouvelle forme révolutionnaire de conseil, voire de formation. Le coaching semblant être une forme d’enseignement « patique », directement
applicable, et non « théorique » ou abstrait.
Mais en réalité, le coaching ce n’est pas ça. Ce n’est pas du conseil. Ce n’est pas non plus de la formation. Ces deux pratiques impliquent une « transmission ». Le formateur transmet un savoir.
Le conseiller transmet son expérience, son analyse, son point de vue. Dans les deux cas, l’action est prescrite au formé, au conseillé. On lui explique comment agir.
Le coaching ne repose pas sur le principe de la transmission. Le coach n’est pas un expert qui donne des conseils. En ce sens, les conseils que l’on trouve au dos de nos paquets de céréales ou
dans les consoles de jeux, ne sont pas du coaching. C’est juste une nouvelle forme d’enseignement.
Alors qu’est-ce que c’est exactement ?
Le coaching [...] accompagne la personne dans la réalisation de ses objectifs, dans le respect de ses propres valeurs et en fonction de son environnement (Chantal HYGY-LANG, Charles
GELLMAN).
Le père du coaching, c’est… Socrate, avec la maïeutique. Maïeutique est un terme dérivé du nom d’un personnage de la mythologie grecque qui présidait aux accouchements : Maia. La maïeutique
signifie donc technique de l’accouchement. Alors, le coach serait-il un(e) sage-femme ? Et bien oui, dans un sens.
Lorsqu’une personne est confrontée à une situation : un problème, un blocage, un doute, ou lorsqu’il veut se développer, s’améliorer, évoluer… le coach joue le rôle d’un catalyseur. Il aide le
coaché à analyser la situation, et à trouver ses propres solutions. Tout cela, en posant simplement les bonnes questions.
Donc, le coach ne propose pas de solution, il permet au coaché d’en trouver une. Il l’aide aussi à se (re)motiver, à gérer les coups durs, à développer son estime de soi et son sentiment de
confiance. Il l’aide aussi à se concentrer sur le(s) bon(s) objectif(s).
Comment ça se passe concrètement ?
En général, un processus de coaching dure entre 5 et 10 séances, de 1H à 1H30 chacune. La première phase consiste à analyser la situation et à déterminer des objectifs. Ensuite, le reste des
séances est consacré à l’atteinte de ces objectifs.
Pour en apprendre plus sur le coaching, vous pourrez lire l’excellent livre publié sur le sujet dans la collection Que-sais-je ? : Le coaching, par Pierre Angel et Patrick Amar.