Psychologie évolutionniste

Vendredi 17 juillet 2009
Voilà une expérience étonnante et qui a l’avantage (pour une fois) d’être directement utile, en tout cas pour ceux d’entre vous qui sont tête-en-l’air.

Avez-vous une photo de bébé dans votre portefeuille ? Non ? C’est vrai que personnellement je n’en voyais pas l’intérêt. D’une part, je n’ai pas d’enfant. Et en plus, un bébé, ça pleure tout le temps, il faut lui donner à manger, il réveille tout le temps ses parents, etc. Pourquoi en rajouter en glissant une photo de bébé dans son portefeuille ? Et bien pourtant, il s’avère que c’est très utile.

Si vous trouviez un portefeuille dans la rue, qu’en feriez-vous ? Vous le laisseriez à sa place ? Vous le garderiez pour vous ? Vous le ramèneriez aux objets trouvés ? L’expérience qui suit montre que, quelle que soit votre décision, elle dépend bien plus de l’évolution de l’espèce que de vos valeurs morales ou votre personnalité.

Un chercheur en psychologie, Richard Wiseman, a réalisé une expérience. Pendant un an, avec son équipe, il a « perdu » 240 portefeuilles dans la ville d’Edimbourg, et il a compté combien d’entre eux ont été rapportés. Cependant, ces portefeuilles n’étaient pas tous identiques. Ils étaient répartis en six catégories. Certains portefeuilles étaient classiques :remplis de diverses cartes de transport, de crédit, d’identité, etc. Il s’agissait des portefeuilles témoins. Cependant, dans les autres portefeuilles, les passants pouvaient trouver en plus des papiers habituels l’un ou l’autre de ces documents :
- la photographie d’un bébé ;
- ou la photographie d’un couple âgé ;
- ou la photographie d’un petit chiot ;
- ou la photographie d’une famille ;
- ou un coupon de don de charité.

Au final, en comptant les portefeuilles témoins, il y avait six groupes de portefeuilles. A votre avis, combien de ces portefeuilles ont été rapportés ? Seulement 15% des portefeuilles témoins. Parmi les autres modalités, le coupon de don de charité n’a pas fait beaucoup mieux, avec seulement 20% de retours. La photographie du couple âgé a permis quant-à-elle 28% de retours. 48% pour la famille. 53% pour le chiot. Et, grand vainqueur, la photographie du bébé, avec 88% de taux de retour.

En résumé, si vous perdez votre portefeuille, vous aurez bien plus de chances de le récupérer si vous avez une photo de bébé à l’intérieur. Alors, maintenant, vous voyez l’intérêt d’insérer une photo de bébé dans votre portefeuille ?
Par Raphaël Georges
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Lundi 13 octobre 2008

Il n’y a pas que les femmes qui portent des bijoux. Les hommes aussi : montres, chevalières, bracelets, pendentifs, etc. Et c’est peut-être difficile à croire, mais un homme qui porte des bijoux choisis avec soin renvoie une image de virilité.


Réveillez l’homme tribal qui dort en vous

Les ornements masculins résonnent dans l’inconscient primitif. De tous temps, les hommes se sont servi de parures pour exposer leur virilité. De manière générale, quelles que soient les cultures, seuls les hommes respectés - guerriers, shamans et chefs - portaient des bijoux. Les parures servaient à montrer que l’homme n’avait pas peur de ses rivaux masculins, qu’il les défiait. Comme les peintures de guerre, les bijoux étaient des attributs qui représentaient la force de celui qui les portait.
De nos jours, l’homme a (un peu) évolué. Mais lorsqu’il se pare, c’est toujours pour se faire remarquer. Tel le paon, l’homme qui porte des bijoux est un homme qui parade. Si vous jetez un coup d’œil aux hommes qui ont du succès auprès de la gent féminine, vous remarquerez que beaucoup d’entre eux arborent un pendentif sur leur poitrine, une belle montre ou un bracelet tribal.


Choisir un bijou pour homme : un vrai challenge

Je ne sais pas si vous avez déjà passé du temps à chercher un bijou à offrir à votre copine, mais en choisir un pour homme est bien plus difficile. Trop voyant, trop féminin, trop ringard, trop bling-bling… Difficile de faire son choix. C’est essentiellement une affaire de feeling. Toutefois, il existe quelques pièges à éviter :
- Dans le doute, évitez l’or jaune. L’or jaune garde une connotation féminine. Préférez l’or blanc, l’argent ou l’acier. Le gris métal est une couleur traditionnellement associée à la masculinité. Et puis, pour les hommes peu soigneux, ou qui n’ont pas envie de se prendre la tête, sachez que contrairement à l’or jaune, vous pouvez garder sur vous de l’argent ou de l’or blanc sous la douche. Si vous décidez tout de même de choisir un bijou en or jaune, sachez que l’effet est meilleur sur les peaux mates ou bronzées que sur les peaux claires.
- Evitez la surcharge, sous peine de ressembler à Barracuda. Deux ou trois bijoux choisis avec soin– une belle montre, un pendentif et un bracelet par exemple - attirent le regard sans en faire trop.
- Gardez une cohérence globale. L’ensemble des bijoux que vous portez doit être assorti, par la couleur et par le style. Dans le cas contraire, peu importe combien d’argent vous avez investi, vous aurez l’air de vous être habillé au marché du coin.
- Ne vous forcez pas. Vous ne vous sentez pas bien en portant une chevalière ? Le port d’une boucle d’oreille ou d’un piercing vous paraît trop féminin ? Laissez tomber ce qui ne vous plaît pas. Si vous n’êtes pas à l’aise avec, le port de bijoux aura un effet désastreux sur votre image.

Par Raphaël GEORGES
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Vendredi 8 février 2008

Chez toutes les espèces, la fidélité dans le couple est reliée à l’attention que portent les parents à leurs enfants. Plus l’enfant est fragile à la naissance, plus il a besoin d’être escorté par les parents pendant longtemps, et plus les parents investissent de l’attention et de l’énergie pour l’élever. Chez l’espèce humaine, l’enfant est particulièrement fragile à la naissance. L’investissement parental en est donc d’autant plus fort.

A l’époque préhistorique, la femme ne pouvait pas espérer élever seule son enfant. Elle avait donc besoin d’un homme pour l’aider dans cette tâche. L’éducation des marmots prenant plusieurs années, l’homme qui l’accompagnait devait rester auprès d’elle pour l’assister jusqu’à ce que les têtes blondes soient autonomes.
En réalité, peu importe qu’il aille voir ailleurs, tant que ça ne durait pas trop longtemps et qu’il revienne à la maison. Les aventures sexuelles extra-conjugales ne posaient donc pas trop de problèmes. Par contre, la femme éprouvait une vraie jalousie de sentiment, car le risque était de voir l’homme s’enticher d’une autre femme et de le voir quitter le domicile (enfin la grotte) pour s’installer avec sa nouvelle compagne, laissant la première avec la charge d’élever seule les marmots.

Pour l’homme, le problème se posait différemment. Si l’évolution a donné à l’homme des pulsions sexuelles aussi vigoureuses, c’est pour le pousser à transmettre ses gènes. Cela dit, pour lui aussi, l’investissement parental pour ses enfants était très fort. Il consacrait, comme la femme, beaucoup d’énergie à l’éducation et la protection de ses enfants.
Le risque pour lui était donc de gaspiller cette énergie à élever un enfant qui n’était pas le sien, de favoriser la transmission à l’espèce des gènes d’un rival au détriment des siens. L’important pour l’homme était donc que sa compagne lui assure une exclusivité sexuelle.

Voilà pourquoi, de nos jours encore, les femmes et les hommes ont parfois des conceptions différentes de la fidélité.
Ca explique aussi pourquoi certains font des scènes de jalousie à leur conjoint à partir d’évènements que celui-ci juge négligeable (du genre « Tu la connais d’où cette fille ? C’est une grognasse, elle te regardait tout le temps !!! - T’énerve pas, on a juste flirté ensemble quand on était au lycée, c’est pas comme si j’avais couché avec elle. Etc.).

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Par Raphaël GEORGES
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Lundi 4 février 2008

Toutes les femmes, même celles qui désespèrent d’être célibataires, admettront que la vraie difficulté pour elles n’est pas de trouver un homme, mais d’en trouver un qui leur convienne.

En effet, il est très facile pour une femme de trouver un partenaire, il lui suffit de… ne rien faire. Pour celles qui veulent tester, il suffit simplement de créer un blog sur skyrock pour recevoir tout un tas de messages de mâles libidineux à l’affût d’une jeune proie. Cela vient du fait que la sélection naturelle a donné au mâle, non seulement un appétit sexuel sans borne, mais surtout un instinct qui le fait tendre à multiplier les partenaires sexuels. Ce comportement était jadis un avantage en terme d’évolution puisqu’il permettait de disséminer plus efficacement ses gènes, sans avoir à se prendre la tête avec les cycles menstruels féminins.

Conclusion : beaucoup d’hommes sont en fait des bêtes. Du coup, les femmes doivent redoubler d’ingéniosité et d’énergie pour trouver un partenaire qui leur convienne. Pour séduire, l’homme s’efforce de convaincre qu’il est meilleur que les autres, qu’il est fort et qu’il sera toujours présent pour sa compagne. De son côté, la femme doit faire le tri parmi toutes les candidatures masculines, pour déjouer les menteurs et débusquer la bonne affaire (comme à la foir’ fouille).

Malheureusement, je n’ai pas vraiment de conseils à donner aux femmes. Je ne peux que leur préconiser de faire attention à ne pas se faire avoir et de ne pas hésiter à faire les difficiles. En réalité, la méthode la plus efficace est de multiplier les rencontres (les contacts sociaux, pas forcément les aventures), de s’ouvrir aux autres, de lutter contre sa timidité. En effet, c’est bien souvent l’expérience qui permettra de savoir quel homme est sincère ou ne l’est pas.

Par Raphaël GEORGES
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Dimanche 3 février 2008

Revenons à notre premier sujet : la séduction, et essayons de voir comment utiliser ce que nous avons appris pour maximiser nos chances de séduire.

Nous avons vu que pour séduire une femme, un homme doit montrer qu’il est fort, qu’il saura protéger sa partenaire et entretenir sa famille.
Faire preuve d’agressivité n’est plus indispensable dans notre société moderne (de même que savoir chasser, parce que le chasseur n’est plus du tout glamour avec sa moustache et sa vinasse), mais il faut quand même montrer qu’on ne se laisse pas marcher sur les pieds. En effet, un homme prévenant et attentionné ne peut pas espérer séduire s’il s’écrase devant les autres. Ne pas se laisser faire, c’est montrer que l’on est capable de soutenir et protéger sa future partenaire.

De même, l’attitude corporelle est très importante. Pas besoin de pratiquer le culturisme, mais un dos voûté, des épaules tombantes, une démarche mal assurée sont autant d’obstacles pour séduire. Il faut travailler sa posture : la tête droite, les épaules ouvertes, ne pas fuir les regards,… Vous remarquerez que prendre des attitudes reflétant la confiance en soi, influent vraiment sur la manière dont on se sent. Attention à ne pas exagérer non plus: Je n’ai pas dit qu’il faut se pavaner la poitrine bombée en regardant de haut.

Enfin, il ne faut pas négliger son apparence corporelle. Pour les hommes maigrelets, il vaut mieux porter des fringues larges. Pour accentuer sa virilité, il peut être intéressant de se laisser pousser un bouc (bien entretenu hein, parce que les poils de chèvre ça le fait pas). Certaines femmes disent ne pas aimer la barbe, mais c’est rarement un blocage empêchant toute relation.

Je pense que j’ai tout dit concernant l’aspect extérieur et l’attitude générale à adopter. Ce ne sont que des conseils d’ordres généraux qu’il ne faut pas forcément prendre à la lettre, mais adapter à sa propre personnalité (Je décline toute responsabilité… etc.). L’essentiel, c’est d’être sûr de soi.
Souvenez-vous que l’apparence ne doit pas être un rôle à jouer, mais refléter une manière d’être réelle. Jouer un rôle n’est jamais bénéfique en matière de séduction, car tôt ou tard (mais souvent tôt), la supercherie est découverte et c’est la fin immédiate de la relation. Donc, pour ceux qui sont vraiment inhibés, il peut être utile de travailler leur confiance en eux, voire même leur estime d’eux-mêmes.

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Par Raphaël GEORGES
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Jeudi 31 janvier 2008

Avant d’aller plus loin dans la psychologie évolutionniste, il me paraît judicieux de faire le point sur la question de l’inné et de l’acquis. On pourrait penser, en lisant mes précédents posts, que l’essentiel de nos comportements est déterminé par la génétique. Et bien pas du tout. Heureusement, nous pouvons laisser de côté nos instincts.

Qu’est-ce qui différencie l’homme de l’animal ? Son intelligence ? Mouarf, on passe notre temps à s’entretuer, se faire des sales coups par derrière, regarder la star ac’ ou le foot, se tuer au travail, ravager notre environnement… Rien de très intelligent là dedans. Et pourtant il y a un peu de ça, en fait c’est plus précisément sa capacité à faire preuve (de temps en temps) de rationalité. Et qu’est-ce que la rationalité sinon agir sans tenir compte de ses instincts ?

De plus, le cortex humain est très malléable. Nous sommes l’animal le plus dépendant des parents à notre naissance. Nous avons tout à apprendre au contact de nos semblables. Notre vision du monde, notre personnalité, est énormément dépendante de notre environnement social, et pas seulement dans l’enfance mais tout au long de la vie.

Ouf, il y a encore de la place pour notre libre arbitre. Résistons à la tendance actuelle de tout ramener au déterminisme biologique et génétique : la dépression, les addictions, l’homosexualité, l’hyperactivité… On voudrait nous faire rentrer dans un moule, nous déresponsabiliser. Nos vies, nos décisions, nos succès, nos erreurs nous appartiennent. C’est notre identité.

Par Raphaël GEORGES
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Mercredi 30 janvier 2008

Voyons à présent comment ça fonctionne de l’autre côté. Mettons-nous cette fois dans la peau d’un homme des cavernes qui cherche une partenaire.

A l’époque, l’homme n’a pas conscience que l’acte sexuel conduit à une naissance. Heureusement pour l’espèce, car qui aurait envie de s’encombrer de nouvelles bouches à nourrir, synonymes de travail en plus ? Or, comment donner naissance à une progéniture, sans le vouloir ? En ayant des pulsions sexuelles.

OK, mais comment un homme choisit sa partenaire ? L’évolution a sélectionné les hommes qui se reproduisaient avec des femmes fécondes. Or, l’homme des cavernes ne se baladait pas avec un kit de gynéco pour évaluer la fertilité. Du coup, il est obligé de se focaliser sur des indices externes qui indiquent qu’une femme est féconde :
- son âge : Plus une femme est jeune, plus elle est féconde, donc plus elle est attirante.
- sa beauté : La beauté des traits est un signe de bonne santé.
- la taille de ses seins : Signe de féminité, de désir et de capacité à nourrir les enfants correctement.
- la largeur de ses hanches (par rapport à celle de sa taille) : Des hanches larges signifient qu’il y a assez de place pour la gestation de l’enfant.

Par Raphaël GEORGES
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Mardi 29 janvier 2008

 

Commençons par un sujet qui passionne tout le monde. Qu’est-ce qui fait que l’on trouve une femme ou un homme séduisant ?

Mettons-nous dans la peau d’une femme à la préhistoire. A cette époque (comme maintenant), les femmes n’avaient qu’une idée en tête : fonder une famille. Or, cela ne signifie pas trouver un homme qui la féconde et se débrouiller toute seule pour la suite.

En effet, à l’époque, la vie était dangereuse. Il fallait être balèze pour se défendre et pour chasser : courir vite et avoir des gros muscles pour rapporter le dîner à la maison. Donc, pour devenir le père de ses enfants, une femme choisissait un homme fort, capable de la défendre et de défendre ses enfants.

Pour déterminer si un homme est fort et digne de la féconder, la femme se base sur plusieurs indices :
- son rang social : sait-t-il se faire respecter des autres mâles ?
- son physique : notamment sa masse musculaire (sisi, les femmes sont très sensibles au physique contrairement à ce qu’elles affirment), sa pilosité (signe de virilité) et sa beauté (signe de bonne santé) ;
- son âge : A l’époque, plus un homme est âgé, plus il est fort. En effet, dans un environnement hostile, plus on sait se défendre et plus on survit longtemps.
- son statut marital : Si une autre femme s’intéresse à lui, c’est qu’il doit bien la défendre et l’entretenir, alors que s’il est célibataire, c’est douteux.

Ces comportements ne sont plus tellement nécessaires dans notre civilisation moderne. Pourtant, l’évolution étant un mécanisme très lent, ils ne risquent pas de disparaître de si tôt.

Par Raphaël GEORGES
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Dimanche 27 janvier 2008

Bon, OK pour la sélection naturelle, mais quel est le rapport avec la psycho ? L’évolution, qui a permis à l’humanité de s’adapter à son milieu, n’a pas seulement donné à l’être humain deux mains pour utiliser des outils, ou une « intelligence » développée, elle lui a également légué des instincts qui ont un effet sur sa manière de percevoir le monde et de se comporter avec ses semblables.

La psychologie évolutionniste repose donc sur le postulat que la psychologie (nos pensées et comportements), comme la physiologie (nos caractéristiques physiques), est le résultat de l’évolution, soumise aux mécanismes de la sélection naturelle (lutte pour la survie) et de la sélection sexuelle (lutte pour la reproduction).

La psychologie évolutionniste permet de comprendre la partie instinctive de nos comportements, inhérente à toute l’espèce humaine. Celle que l’on s’efforce de contrôler parce qu’elle n’est pas toujours adaptée à notre société moderne, mais qui ne peut s’empêcher de resurgir. Au cœur des préoccupations de cette discipline passionnante : les comportements de domination et de séduction, mais les perspectives qu’elle ouvre vont bien au-delà.

Par Raphaël GEORGES
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Samedi 26 janvier 2008

Dans le dernier post, on en était restés à se demander comment des caractéristiques génétiques qui n’existent pas encore apparaissent chez une espèce avec l’exemple de nos girafes. En gros, comment transmettre des gènes que l’on a pas ?

Et bien en fait, si le patrimoine génétique est en grande majorité hérité des parents, il se produit également à chaque génération d’infimes mutations génétiques aléatoires. Celles-ci peuvent être handicapantes, comme par exemple une ouïe moins fine pour un antilope, ce qui réduit ses chances d’entendre un prédateur arriver (et donc augmente le risque de finir en casse croûte), ou alors déterminantes pour la survie, comme par exemple une vue plus précise pour un rapace, ce qui lui permet de repérer plus de proies.

Un individu porteur d’une version d’un gène favorisante pour sa survie vivra plus longtemps que les autres individus de son espèce qui ne le portent pas. Il aura donc plus l’occasion de se reproduire qu’eux, et donc transmettra ces nouveaux gènes à l’espèce. A contrario, un individu porteur d’une mutation d’un gène handicapante aura peu de chances de se reproduire et donc ne transmettra pas ses gènes à l’espèce.

Voilà, vous savez tout sur le principe de base de l’évolution des espèces. Si je manque de clarté dans mes explications, où si vous voulez que j’approfondisse le sujet, n’hésitez pas à me le faire savoir.

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Par Raphaël GEORGES
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