Coaching

Samedi 20 juin 2009
Eustache vient me voir pour régler un problème de confiance en soi. Il a du mal à s’exprimer en public. Il stresse avant chaque réunion. En général, il arrive juste à l’heure, dit bonjour à l’assemblée du bout des lèvres, puis s’installe, en évitant de croiser le regard des autres participants. Au cours de la réunion, il n’ose pas ouvrir la bouche. Lorsqu’on lui demande son avis en cours de réunion, il ne sait pas très bien quoi dire, et se contente d’un accord consensuel avec l’avis général.
Pourtant, Eustache est compétent techniquement. Il est d’ailleurs souvent félicité pour son bon travail. Il regrette de ne pouvoir s’exprimer en réunion, alors qu’il s’agit la plupart du temps de sujets qu’il maîtrise. En somme, il a beaucoup d’idées, mais il n’ose pas les exprimer.

La confiance en soi : un concept relatif

Eustache est un cas assez typique. Le manque de confiance en soi en interaction avec un public est très fréquent. Pourtant, peut-on dire qu’Eustache est une personne qui manque de confiance en elle ? Il est compétent sur l’aspect technique de son travail. Il a le sentiment de maîtriser les sujets abordés en réunion.
En réalité, la confiance en soi n’est pas un concept absolu. On ne peut pas se contenter de dire d’une personne qu’elle manque de confiance en soi en général. Il serait plus juste de dire qu’elle manque de confiance en soi dans tel ou tel domaine. Pour Eustache, ce manque de confiance concerne les situations sociales. En revanche, il a confiance en lui sur l’aspect technique de sa situation professionnelle. Pour quelqu’un d’autre, ça pourrait être l’inverse.

Les trois zones de la confiance en soi

Pourquoi Eustache est-il confiant dans son travail, et moins en situation sociale ? Vous me direz sûrement qu’il manque de pratique. Et vous aurez raison. C’est en forgeant qu’on devient forgeron.

Lorsqu’on maîtrise une situation parce qu’on la vit souvent et qu’on s’en sort à chaque fois avec succès, on se trouve dans une zone de confort. C’est à dire que l’on se sent apte à affronter la situation. On en a fait l’expérience de nombreuses fois. Celle-ci devient confortable. Elle ne comporte plus de challenge.
Par exemple, une secrétaire, au bout de plusieurs années, sait affronter tous les types de situations qui peuvent se présenter. Rien ne peut la surprendre et le matin, elle sait qu’elle traversera sa journée de travail sans stresser à l’idée de tomber sur une situation qu’elle ne maîtrise pas encore.

Gardons le même exemple. Au départ, sortant diplômée d’un BTS secrétariat, ça ne devait pas être si évident. Lorsqu’elle recevait des demandes auxquelles elle ne savait pas encore répondre, lorsqu’elle était obligée de demander toutes sortes de choses dix fois par jour aux collègues plus anciens, on ne peut pas dire qu’elle éprouvait de la confiance en soi au travail. Elle se trouvait en zone limite, c’est à dire dans une zone dont on ne maîtrise pas tous les éléments.

Imaginons maintenant que la(le) secrétaire nouvellement embauché(e) soit une personne qui n’y connaît strictement rien en secrétariat, un électricien, un pompier voire un psychologue par exemple. Dans ce cas, il ne maîtrisera pas du tout la situation et sera complètement largué. Il ne comprendra rien à ce qu’on lui demande. Pire, il ne pourra même pas demander à ses collègues plus anciens où se trouve le dossier machin-truc, puisqu’il ne saura même pas qu’il en a besoin. Résultat, il se retrouvera complètement paralysé. S’il tient à ce boulot, probablement, il se trouvera stressé. En effet, il se trouve en zone de danger, c’est à dire en situation où l’on se sent complètement incapable.

Comment augmenter sa confiance en soi ?

Vous l’aurez compris, on se sent confiant en nos capacités uniquement en zone de confort. Mais les limites de ces trois zones sont mouvantes. Elles ne sont pas ancrées définitivement à la naissance, ou au cours de l’enfance. Elles peuvent évoluer.
Si vous arrêtez de pratiquer le tennis après plusieurs années d’entraînement, par exemple, peu à peu l’exercice de ce sport passera de la zone de confort en zone limite, puis en zone de danger.
Au contraire, si vous êtes nul au tennis mais que vous prenez des cours, vous allez vite gagner en confiance. Votre zone de confort s’agrandira et englobera ce sport.
Cependant, si ce sport se trouve pour vous en zone de danger, c’est à dire si vous avez la conviction que vous êtes archi-nul(le) en sport par exemple, ce n’est même pas la peine d’essayer. Vous allez vous planter. La seule chose que vous arriverez à faire, c’est de confirmer que ce sport n’est pas fait pour vous.

En résumé, pour augmenter la confiance en soi dans un domaine, il faut faire des excursions de plus en plus fréquentes en zone limite, pour agrandir votre zone de confort, en prenant garde de ne jamais se trouver en zone de danger.

Alors, maintenant que vous êtes des spécialistes de la confiance en soi, avez-vous des idées à proposer à Eustache pour lui faire développer sa confiance en soi en réunion ?
Par Raphaël Georges
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Samedi 30 mai 2009
Que celui qui veut mouvoir le monde se meuve d’abord lui-même. Socrate

On voit du coaching partout : à la télé, sur le web, dans les consoles de jeux vidéos, et même au dos des paquets de céréales. On voit du coaching sur tous les sujets : sport, travail, santé, diététique, cerveau, séduction, sexe, etc. Depuis quelques temps, on ne peut plus y échapper.

De ce point de vue, le coaching ressemble à une nouvelle forme révolutionnaire de conseil, voire de formation. Le coaching semblant être une forme d’enseignement « patique », directement applicable, et non « théorique » ou abstrait.

Mais en réalité, le coaching ce n’est pas ça. Ce n’est pas du conseil. Ce n’est pas non plus de la formation. Ces deux pratiques impliquent une « transmission ». Le formateur transmet un savoir. Le conseiller transmet son expérience, son analyse, son point de vue. Dans les deux cas, l’action est prescrite au formé, au conseillé. On lui explique comment agir.

Le coaching ne repose pas sur le principe de la transmission. Le coach n’est pas un expert qui donne des conseils. En ce sens, les conseils que l’on trouve au dos de nos paquets de céréales ou dans les consoles de jeux, ne sont pas du coaching. C’est juste une nouvelle forme d’enseignement.

Alors qu’est-ce que c’est exactement ?

Le coaching [...] accompagne la personne dans la réalisation de ses objectifs, dans le respect de ses propres valeurs et en fonction de son environnement (Chantal HYGY-LANG, Charles GELLMAN).

Le père du coaching, c’est… Socrate, avec la maïeutique. Maïeutique est un terme dérivé du nom d’un personnage de la mythologie grecque qui présidait aux accouchements : Maia. La maïeutique signifie donc technique de l’accouchement. Alors, le coach serait-il un(e) sage-femme ? Et bien oui, dans un sens.

Lorsqu’une personne est confrontée à une situation : un problème, un blocage, un doute, ou lorsqu’il veut se développer, s’améliorer, évoluer… le coach joue le rôle d’un catalyseur. Il aide le coaché à analyser la situation, et à trouver ses propres solutions. Tout cela, en posant simplement les bonnes questions.

Donc, le coach ne propose pas de solution, il permet au coaché d’en trouver une. Il l’aide aussi à se (re)motiver, à gérer les coups durs, à développer son estime de soi et son sentiment de confiance. Il l’aide aussi à se concentrer sur le(s) bon(s) objectif(s).

Comment ça se passe concrètement ?

En général, un processus de coaching dure entre 5 et 10 séances, de 1H à 1H30 chacune. La première phase consiste à analyser la situation et à déterminer des objectifs. Ensuite, le reste des séances est consacré à l’atteinte de ces objectifs.

Pour en apprendre plus sur le coaching, vous pourrez lire l’excellent livre publié sur le sujet dans la collection Que-sais-je ? : Le coaching, par Pierre Angel et Patrick Amar.
Par Raphaël Georges
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Samedi 23 mai 2009
MXL est un podcast - un magazine audio – qui vous invite à profiter des bienfaits de la psychologie du sport et du coaching dans votre quotidien. Les thématiques sont centrées autour de la gestion du stress, de l'atteinte d'objectifs, du flow, etc. Pas besoin d'être sportif pour en profiter, tout leurs conseils peuvent s'appliquer dans la vie de tous les jours.

Gratuit, le site www.elacentral.com/mxl.htm permet d'écouter ces conseils en coaching directement en ligne. Mais si vous préférez la version à emporter, sachez que vous pourrez télécharger chacun des épisodes au format MP3. Vous pourrez ainsi les écouter à tout moment sur votre ordinateur ou sur votre lecteur MP3.

Ce podcast est une vraie caverne d'Ali Baba. On y trouve beaucoup de conseils sur des thèmes divers. Il y en aura forcément un qui vous plaira.

La société eLAcentral, qui édite le podcast, offre des services de coaching personnel au Canada depuis 1999. Pour plus d'infos, consultez leur site : www.elacentral.com.
Par Raphaël Georges
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Samedi 9 mai 2009
Vous croulez sous le boulot ? Vous avez du mal à vous organiser ? Cette semaine, je vous transmets 10 des techniques les plus efficaces pour gagner du temps. Certaines sont évidentes, d'autres moins, mais toutes sont faciles à utiliser. Appliquez ces méthodes aussi bien dans votre sphère professionnelle que dans votre vie privée.

1. Écrire des mails de deux lignes.

Ne vous sentez pas obligé d'écrire plus long. Écrire des messages d'une phrase, accompagné simplement des salutations nécessaires (« bonjour », « cordialement », etc.) permet de gagner un temps considérable.

2. Traiter son courrier chaque jour.

C'est valable aussi bien pour le courrier papier que pour le courrier électronique. Répondez, ou jetez votre courrier chaque jour, pour qu'il ne s'entasse pas. Au besoin, organisez-vous pour y répondre plus tard si c'est impossible immédiatement. L'objectif est que le courrier ne passe, dans la mesure du possible, qu'une seule fois entre vos mains.

3. Maîtriser les moteurs de recherche

Quelques trucs simples pour vous faciliter la vie avec Google :
- Utilisez les guillemets pour rechercher des expressions exactes, c'est à dire une suite de mots dans l'ordre exact dans lequel vous les avez indiqués. Exemple : "Bernadette Chirac".
- Optimisez la précision de vos résultats : Utilisez au moins trois mots pour vos recherches.
- Utilisez le joker : Le caractère étoile (*) est très utile quand vous avez un trou de mémoire. En effet, il remplace un mot inconnu. Exemple : "Qui s'y * s'y *".
- Affinez vos recherches en utilisant le signe moins (-), qui sert à exclure un mot. Exemple : science -mathématiques pour trouver tout ce qui concerne la science sauf les mathématiques.
- Précisez le type de fichiers que vous recherchez en utilisant la commande filetype:. Exemple : filetype:pdf science pour trouver des documents PDF parlant de science.
- Pour trouver une info sur un site particulier, faites précéder votre recherche par la commande site:www.nom-du-site.com. Exemple : site:raphaelg.over-blog.com coaching.
- Utilisez les synonymes avec le signe ~ (Alt Gr + 2). Exemple : ~vision effectuera une recherche avec tous les synonymes de vision.

Avec ça, vous trouverez en quelques minutes ce qui vous aurait pris des heures de recherches auparavant.

4. Se demander, avant de répondre "oui", si j'en ai vraiment envie.

Ne perdez pas de temps dans des activités, des projets, qui vous ennuient. Vous ne savez pas dire non ? Alors lisez l'article que j'ai publié à ce sujet en cliquant sur ce lien.

5. Rédiger des check-lists

Vous partez souvent en voyage ? Faites-vous une liste détaillée de tout ce qu'il faut mettre dans les valises. Ça vous évitera les inévitables oublis, et les vérifications interminables.
Pour les courses : Au lieu des traditionnelles listes à remplir, imprimez des feuilles avec tout ce que vous avez l'habitude d'acheter, et cochez ce dont vous avez besoin.

6. Ranger

Mettez chaque chose à sa place, classez vos documents dans des classeurs bien identifiés. Vous passerez ainsi moins de temps à les chercher.

7. Faire la différence entre ce qui est important et les détails

Lorsque les choses à faire, les obligations, etc. commencent à vous cerner, souvenez-vous : « Tout ce qui n'est pas indispensable est inutile ! » Délestez-vous de ce qui n'est pas important.

8. Eliminer les soucis

Les soucis sont les principaux rongeurs de temps. Réglez dès que possible ce qui occupe votre esprit, pour garder votre concentration sur ce qui est important.

9. Utiliser les moyens de télécommunication

Envoyez des mails, téléphonez au lieu de rencontrer. Vous éviterez ainsi les déplacements inutiles.

10. Prendre des vacances

Prenez des vacances. Cela vous oblige à terminer un travail, un projet, avant de partir. En plus, les vacances vous permettent de vous ressourcer et de trouver de nouvelles idées.
Par Raphaël Georges
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Samedi 25 avril 2009

Beaucoup de personnes ne réalisent pas leurs projets, n'atteignent pas leurs objectifs, délaissent leurs bonnes résolutions... non pas parce qu'ils manquent de volonté, mais parce qu'ils les ont mal définis.

En effet, si vous ne savez pas où vous allez, vous ne saurez pas si vous y êtes arrivé, et encore moins combien de chemin vous reste à parcourir. Dans ces conditions, la motivation ne mettra pas longtemps à vous abandonner.

Comment savoir si un objectif est bien défini ? C'est très simple, un bon objectif est un objectif SMART (brillant/intelligent en anglais).

 

Spécifique

 

Un bon objectif est précis. Les objectifs trop vagues sont sujets à interprétation, et il est impossible de dire s'ils sont réalisés ou non. Le risque est de les négliger très vite, puis d'oublier de les suivre.

Mauvais exemple : A partir de maintenant, je vais faire l'effort d'être aimable au travail.

Bon exemple : A partir de maintenant, je vais dire bonjour à chaque personne que je croise au bureau le matin.

 

Mesurable

 

Un objectif correct doit être mesurable. En effet, pour garder votre motivation, vous devez pouvoir évaluer le chemin déjà parcouru et le chemin qui reste à faire.

Mauvais exemple : Je vais fumer moins.

Bon exemple : Je vais réduire ma consommation de cigarettes à 2 par jour.

 

Accessible

 

C'est évident, mais on l'oublie souvent : Un bon objectif doit forcément être accessible. Il vaut mieux un objectif moins ambitieux, mais accessible, qu'un objectif ambitieux qu'on laissera tomber dès le premier obstacle.

Mauvais exemple : Je me mets à la musculation et je soulève 200 kg à l'arraché dans trois semaines.

Bon exemple : Je me mets à Wii fit, et dans trois semaines je fais 15 pompes d'affilée sans m'arrêter.

 

Rattaché à un projet

 

Là encore, c'est évident. Un bon objectif doit faire partie d'un projet. Se donner des objectifs sur un coup de tête, ou pour de mauvaises raisons, risque de vous faire gaspiller votre énergie.

Mauvais exemple : Je vais apprendre le mandarin parce que cette langue me plaît.

Bon exemple : Je vais apprendre le mandarin parce que je vais faire un voyage en Chine cet été.

 

Défini dans le Temps

 

Un bon objectif doit être défini dans le temps. Pour la plupart des objectifs, il s'agit de déterminer une date butoir.

Cependant, certains objectifs n'ont pas de fin prévue, comme ceux qui sont relatifs à l'hygiène de vie par exemple. Dans ce cas, il est tout de même important de les définir dans le temps.

Mauvais exemple : A partir de maintenant, je vais manger plein de fruits et légumes.

Bon exemple : A partir de maintenant, je vais manger 5 fruits et légumes par jour.

 

Maintenant, vous savez tout pour définir des objectifs SMART, mais peut-être avez-vous d'autres conseils à ajouter, pour fixer efficacement des objectifs.

Par Raphaël Georges
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Vendredi 11 juillet 2008

Avant un évènement important, lors duquel on attend de nous une performance, on éprouve un « pic » de stress, on parle alors de pression. Les psychologues du sport s’intéressent depuis longtemps à la manière de gérer les montées en pression avant les compétitions sportives chez les athlètes. Jetons un coup d’œil à leurs travaux pour leur piquer les bonnes idées.

1. Bien se préparer

Avant tout, faites tout pour minimiser le stress le jour J. Préparez vos affaires, de manière à être sûr(e) de ne rien oublier. Ne vous lancez pas dans des projets de grande envergure qui vous empêcheraient de vous concentrer sur l’évènement. Et surtout, pratiquez une bonne hygiène de vie.

2. S’isoler

Isolez-vous pour vous concentrer. Visualisez-vous au cœur de l’évènement. Révisez les points importants. Anticipez les questions que votre interlocuteur va vous poser.

3. Relativiser

« La pression, cela n’existe pas dans le football, la pression, c’est ce que ressentent les gens qui n’ont pas assez d’argent pour nourrir leurs enfants. »
José Luis Chilavert, gardien de l’équipe de football du Paraguay

4. Visualiser « l’après »

Visualiser la reprise de la routine quotidienne après le jour J est très efficace. Cela permet de sortir de la vision à œillères, focalisée sur l’évènement comme s’il s’agissait de l’alpha et l’oméga de notre vie.

5. Relaxation

Pratiquer la relaxation, quelle que soit la méthode utilisée, est toujours bénéfique en situation de stress. Détendez-vous et respirez par le ventre.

6. Confiance en soi

Imprégnez-vous de phrases clés, d’ancrages positifs. Vous êtes compétent(e) dans ce que vous faites. Vous avez travaillé pour maîtriser le sujet. Visualisez vos points forts. Remémorez-vous les dernières fois où vous vous êtes retrouvé(e) dans une situation similaire.

7. Ancrer les expériences positives

Cette technique est particulièrement utile pour favoriser la confiance en soi à l’avenir. A chaque fois que vous atteignez un de vos objectifs, gravez dans votre esprit une image souvenir, avec les émotions et les sensations qui l’accompagnent, pour la réutiliser la prochaine fois que vous vous retrouverez dans une situation où vous ressentez de la pression.

Par Raphaël GEORGES
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Samedi 24 mai 2008

L’asymptote est un terme utilisé en mathématiques dans l’étude des fonctions. L’asymptote est une droite, une courbe, un point vers lequel tend une fonction. Elle s’approche de plus en plus de son objectif, mais sans jamais y parvenir.

L’objectif asymptote, c’est se donner un objectif idéal. Un objectif que l’on cherche constamment à approcher, mais que l’on a peu de chances d’atteindre. Comme un archer qui veut atteindre une cible éloignée. Il vise un point en l’air pour toucher sa cible. Si il visait directement sa cible, à l’horizontal, la flèche toucherait le sol avant d’atteindre son but.

Quel est l’intérêt d’utiliser cette technique en coaching ?

L’objectif asymptote est une technique très efficace pour se motiver soi-même. De plus, elle est simple à mettre en œuvre. Avec un objectif clair, cette technique vous permettra d’établir une sorte de plan de vol, cohérent avec vos valeurs et vos aspirations. A chaque fois qu’une décision importante se présente, le choix se porte vers l’option la plus en accord avec l’objectif défini. Au final, toutes les actions menées seront cohérentes avec cet objectif, et vous en faciliteront l’accès.

Comment bien utiliser cette technique ?

L’objectif que vous visez doit être positif dans sa formulation, clair, bien défini et supérieur à ce que vous espéreriez raisonnablement atteindre. Par exemple, un homme politique local pourra se donner comme objectif : « Je veux être président de la République ». Toutes les actions qu’il mènera seront alors en accord avec cet objectif : cultiver au maximum son réseau relationnel, se tenir au courant des questions nationales et internationales, se faire apprécier de ses électeurs, cultiver au maximum son sens de la communication, etc. Ces actions le conduiront à une forte compétence, voire à une sur-compétence dans son poste actuel, ce qui favorisera son évolution et le rapprochera de son idéal.
Attention toutefois, l’objectif asymptote, pour être difficile à atteindre, ne doit pas moins en être potentiellement accessible. « Je veux être le premier à atteindre la galaxie Andromède. » ou « Je suis un homme et je veux être enceint » ça ne marche pas, c’est physiquement impossible. De même, je conseille habituellement d’éviter les objectifs comportant des délais. Sinon, le délai passé, la démotivation pointe son nez.
Et puis , le plus important : Il faut bien entendu mettre en œuvre des comportements qui vont dans le sens de l’objectif. Y rêver sans agir, ça ne sert à rien.

Ressource : www.psycho-coaching.com

Par Raphaël GEORGES
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Lundi 21 avril 2008
Dire non fait éprouver deux peurs, paradoxales en apparence. On peut éprouver l’une, l’autre ou les deux. Dire non nous confronte d’abord à la peur du conflit. On n’ose pas imposer son avis par peur d’être jugé, ou de subir une grosse colère. Dans ce cas, oser dire non impose de surmonter sa timidité pour s'affirmer. La seconde peur est la peur de blesser. On n’ose pas dire non par peur que nos mots soient trop abrupts, qu’ils soient mal formulés. Entre ces deux peurs, la marge de manœuvre est restreinte. Dans tous les cas, c’est la confiance en soi qui permet de s’affirmer sans blesser.

Attardons-nous d’abord sur la peur de la confrontation. Comment franchir le pas et oser ?

 

A faire :

Apprendre à mieux s’écouter

Pour pouvoir choisir entre oui et non, il faut d'abord savoir ce que vous voulez ou ne voulez pas. Apprenez à vous écouter AVANT de répondre à une demande. Est-ce que le service demandé vous dérange ? Est-ce que vous aurez le temps de vous y consacrer ? Est-ce que vous considérez que cette demande est abusive ? Prenez tout le temps nécessaire pour répondre mentalement à ces questions. Ca évitera que vous ne disiez oui, et que vous ne le regrettiez après, ou l'inverse.

 

Travailler sa confiance en soi

Une fois que vous savez ce que vous voulez, il n'y a plus qu'à trouver le courage de le dire. Plus facile à dire qu'à faire. En réalité, la confiance en soi joue beaucoup dans l'affirmation de soi. Et cette disposition à respecter ses propres valeurs à travers ses actes s'acquiert avec le temps, petit à petit, grâce à une pratique quotidienne.
Notez qu'avec Fanchon, nous sommes en train de développer une échelle de confiance en soi sur le site psycho-coaching.com, que vous pouvez d'ores et déjà passer.

 

 

Négocier un compromis

Si la demande ne vous convient pas entièrement, vous pouvez négocier un compromis. Mais attention, ne faites pas un compromis parce que c'est plus facile que de dire non. Il faut un compromis acceptable par TOUTES les parties. Si le compromis ne vous convient toujours pas, ne l'acceptez pas.
Le compromis permet de s'ouvrir à l'autre, d'accepter ses ressentis et opinions, tout en se respectant soi-même.

 

A éviter :

 

Ne vous justifiez pas

Il n'y a aucune raison d'expliquer à l'autre votre refus. Lorsque vous dites non, vous avez de bonnes raisons. En vous justifiant interminablement, est-ce que vous n'essayez pas de vous convaincre vous-même plutôt que votre interlocuteur ?
Si vous le souhaitez, vous pourrez tout de même expliquer les raisons de votre refus. En particulier si la demande était vraiment importante, comme une demande en mariage ;-). Mais prenez le soin de séparer la décision et l'explication. Une explication n'est pas un argumentaire. Si votre choix est fait, il n'y a pas à revenir dessus.

 

 


Ne dites pas « Oui mais »

« Je dirais bien oui, mais c'est impossible pour [n'importe quelle raison extérieure qui m'enlève la responsabilité du choix] »
Prenez vos responsabilités. Dire non systématiquement de cette manière est mauvais pour vos relations à long terme. De plus, c'est un aveu de manque de confiance en soi.

 

Ne cherchez pas à être parfait

Dire oui à tout, ce n'est pas toujours rendre service. Au contraire, je suis sûr que vos proches tiennent avant tout à ce que vous soyez heureux. Quitte à ne pas pouvoir rendre un service de temps en temps.

Par Raphaël GEORGES
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Mardi 15 avril 2008

 

Un tout petit mot, mais si difficile à prononcer. Savoir dire non est une capacité essentielle à maîtriser pour ne pas se laisser bouffer.

 

Pourquoi dire « non » nous fait si peur ? Dire « non », c’est prendre le risque de ne plus être accepté. Si nous ne sommes pas présents, si les autres ne peuvent pas compter sur nous, ils nous laisseront tomber. Enfin, ça, c’est ce qu’on s’imagine.

En réalité, dire oui à tout est bien plus néfaste pour notre image. Les autres n’hésitent pas à demander tout et n’importe quoi. Ils attendent toujours un peu plus qu’on leur rende service. Ils ne songent même pas à nous rendre la pareille.
Nous n’existons plus. Nous ne sommes plus qu’une sorte de machine, sur qui on peut compter. Une machine qui n’a pas de personnalité, pas de volonté, pas d’opinion. Quelqu’un de très ennuyeux en fait.

Dire non, c’est affirmer qu’on existe. Dire non, ça signifie qu’on s’estime, que l’on vaut quelque-chose. Dire non, c’est affirmer que ce que l’on pense est important. Les autres doivent tenir compte de notre personnalité. Ils ne peuvent plus nous ignorer.

Je termine ici pour ce soir car je dois préparer mes bagages lalala. Mais ce week-end quand je rentre, on apprendra comment faire pour dire « non » quand on n’ose pas.

Par Raphaël GEORGES
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Lundi 24 mars 2008
Q colere2.jpg ue se passe-t-il lorsque nous sommes en colère ? Sur le plan physique, nos muscles se raidissent et nos rythmes cardiaque et respiratoire s’accélèrent. Sur le plan psychologique, notre agressivité augmente, notre perception de la situation se restreint, nous cherchons à agir vite, nous négligeons les conséquences de nos actes et nous éprouvons un sentiment de puissance. La colère prépare le corps et l’esprit à un combat imminent.

 

Qu’est-ce qui déclenche la colère ? Nous nous mettons en colère lorsque nous percevons une situation comme menaçante et injuste. Cette menace peut être ressentie physiquement (agression) ou psychologiquement (dévalorisation), pour soi-même ou pour quelqu’un de proche.

Le seuil de perception d’une situation comme menaçante varie d’une personne à l’autre. Certaines personnes se sentiront menacées et se mettront en colère parce qu’un collègue ne leur a pas dit bonjour alors que d’autres réagiront calmement face à une personne qui les insulte.

La propension à se mettre en colère dépend beaucoup de l’estime de soi. Les personnes qui ont une estime de soi forte se sentiront moins facilement menacés par une situation ambiguë. Quand je parle d’ estime de soi forte, ça ne veut pas dire être mégalomaniaque, ça signifie simplement que notre estime de nous-même est claire, stable, bien construite et que quels que soient les aléas de la vie, rien ne remettra en cause cette estime. Un individu à l’estime de soi fragile, par contre, éprouvera le besoin constant de prouver aux autres qu’il est le meilleur, comme pour pallier artificiellement à la faible estime qu’il éprouve de lui-même. Il sera ainsi toujours sur la défensive. La moindre contrariété prendra avec lui des proportions démesurées. Il se mettra en colère pour un oui ou pour un non.

 

La colère, c’est comme le feu : une fois allumé, il est extrêmement difficile de l’éteindre. Et plus on attend, plus elle trouve de combustible et plus elle empire. En effet, une fois que nous sommes en colère, il est très difficile de réévaluer la situation. La personne qui vient de nous faire une queue de poisson en voiture l’a fait pour nous em***der. Il ne nous vient pas à l’esprit une seconde qu’il speede pour une urgence médicale. De plus, nous négligeons les conséquences de nos actes. La personne vers qui est dirigée notre colère est la personne à abattre. Enfin, et c’est très important, la colère nous procure un sentiment de puissance. On se sent fort lorsque nous sommes en colère. On n’éprouve pas la peur, ni la fatigue. On se sentirait presque bien. C’est pour toutes ces raisons que la colère peut nous faire perdre le contrôle de nos actes et dégénérer avec de graves conséquences.

 

Si se laisser emporter par la colère peut avoir des conséquences graves, pour autant, contenir sa colère est également dangereux à long terme. Le feu reste à l’état de braises et nous ronge de l’intérieur. Une étude américaine récente parue dans le Journal of Family Communication, a ainsi montré que s’engueuler dans le couple au lieu de contenir sa colère permettait de rallonger son espérance de vie. Réprimer sa colère augmenterait le risque d’hypertension et de crises cardiaques, et donc la mortalité.

 

Si quoi qu’il arrive tout est négatif, alors comment réagir ? En fait, il y a une bonne et une mauvaise manière de se mettre en colère. Une bonne colère, c’est une colère avec de bonnes raisons, qui s’exprime contre les bonnes personnes, avec des moyens appropriés et qui ne dégénère pas en fureur. Plus facile à dire qu’à faire.

 

 

Bonne colère

Mauvaise colère

 

Une bonne raison. Exemple : remise en cause d’un droit fondamental, exercice de la violence

 

 

Une mauvaise raison. Exemple : le bébé s’est taché en mangeant, un collègue ne nous a pas dit bonjour aujourd’hui.

 

S’exprime contre les bonnes personnes. Exemple : La personne qui vous a remis en cause.

 

 

S’exprime contre le premier venu. Exemple : votre mari/femme dans la voiture avec vous après qu’on vous ait fait une queue de poisson.

 

 

S’exprime avec des moyens appropriés. Exemple : l’argumentation

 

 

S’exprime avec des moyens inappropriés. Exemples : la violence physique, les insultes.

 

Comment faire pour gérer correctement sa colère ? A une personne qui éprouve souvent de la mauvaise colère, je conseillerais de travailler son estime d’elle-même. Avec une meilleure estime d’elle-même, elle n’interprèterait plus la moindre contrariété comme une remise en cause de son intégrité.

Je lui conseillerais aussi, dès qu’elle sent la moutarde lui monter au nez et avant que la colère n’ait pris trop d’ampleur, de réévaluer la situation, de la voir sous un autre angle. Vérifier ainsi que l’acte que nous considérons comme menaçant a vraiment été effectué sciemment avec de mauvaises intentions, sans excuse valable, avant de se laisser emporter par la colère.

Enfin, il est toujours utile d’apprendre à exprimer sa colère de manière saine, autrement que par la violence verbale ou physique. Apprendre à exprimer ce que l’on ressent pour ne pas se laisser déborder par nos émotions.

En voir plus sur www.psycho-coaching.com

Par Raphaël GEORGES
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